Matthieu Luboya hausse le ton et met les choses au clair : selon lui, il ne reste que 32 mois au président Félix Tshisekedi pour achever son mandat — « pas une seconde de plus ».
Coordonnateur adjoint de la CGC et président du parti Conscience Nationale, il rejette fermement toute tentative de dissocier la fonction de Chef de l’État du mandat présidentiel, une idée qu’il qualifie de « ridicule et dangereuse ».
Pour Matthieu Luboya, le principe est simple et intangible : en droit constitutionnel, la fonction et le mandat sont indissociables. Sans mandat, aucune autorité n’est légitime. Sans légitimité, aucune fonction ne peut subsister.
Il rappelle également que si l’institution présidentielle est permanente, ceux qui l’incarnent sont strictement limités dans le temps, conformément à la Constitution.
Selon lui, les discours évoquant une prétendue « mission » au-delà du mandat relèvent d’une stratégie risquée visant à préparer l’opinion à un éventuel glissement politique, en jouant sur les mots pour contourner l’esprit de la loi.
Pour conclure, Luboya insiste sur trois points clés :
L’institution demeure, mais les individus passent à la fin de leur mandat ;
La Constitution ne se plie pas aux intérêts du moment ;
Le calendrier électoral est une obligation, pas une option.
Un message clair : pour Matthieu Luboya, le mandat présidentiel de Félix Tshisekedi est verrouillé dans le temps — 32 mois, et pas davantage.


