Ancien cadre du PPRD et membre actuel de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), @HenryMagie51 wa Lifetu s’est adressé directement aux militants et dirigeants du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) ainsi qu’au Front Commun pour le Congo (FCC). Se présentant comme « ancien des vôtres », « premier prisonnier politique du régime Tshilombo » et « premier Congolais condamné pour offense au chef de l’État », il affirme avoir alerté ses camarades par le passé, sans être écouté. Aujourd’hui, selon lui, les conséquences de ce refus d’agir sont visibles.
Dans sa déclaration, il cite plusieurs faits qu’il attribue au régime en place : la condamnation du président de son ancien parti, l’arrestation du secrétaire permanent et le ciblage judiciaire du vice‑président Aubin Minaku. Face à ces événements, il dénonce ce qu’il qualifie de silence total des militants et cadres du PPRD et du FCC. « Ce n’est plus de la stratégie, ce n’est plus de la prudence, c’est de la capitulation », affirme-t-il, estimant que le plus grand parti politique du pays est en train de « mourir sans combat » sous un régime qu’il décrit comme autoritaire.
Selon lui, chaque militant est désormais confronté à un choix clair : « hiberner et disparaître » ou « entrer en confrontation politique ouverte ». Il précise que la lutte menée par l’Alliance Fleuve Congo, sous le leadership de Corneille Nangaa, n’est pas celle du PPRD et invite ses anciens camarades à ne pas s’y joindre par opportunisme. Pour lui, le combat du PPRD doit être interne, l’ennemi principal étant la peur et l’attentisme. Il estime par ailleurs que Shadary et Minaku sont désormais « hors‑jeu » et que le leadership du parti est vacant, affirmant que « le leadership se prend, il ne se demande pas ».
Enfin, le militant kabiliste annonce son soutien public à toute personne prête à reprendre la direction du parti sans négociation avec le régime et sans crainte de la prison. Il interpelle également la responsabilité des dirigeants du PPRD dans ce qu’il appelle la destruction de Jimmy Ngalasi, affirmant qu’on ne peut « renverser pour ensuite se cacher ». Il conclut par un avertissement au régime et un appel au combat : « Libre ou enfermé, traqué ou marginalisé, je serai avec vous. Vive la RDC. Vive l’Alliance Fleuve Congo. Vive le Congo libéré. »


