Face à un déficit budgétaire croissant, le gouvernement congolais a récemment sollicité un prêt de 70 millions de dollars auprès des opérateurs économiques. Cette initiative, présentée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba, vise à mobiliser des ressources pour stabiliser les finances publiques, avec un remboursement prévu sur 18 mois à un taux d’intérêt de 9 %. Toutefois, cette solution à court terme soulève des questions fondamentales quant à la viabilité économique du pays.
En parallèle, les mesures prises par André Wameso, gouverneur de la Banque Centrale du Congo, pour contrôler la dévaluation du franc congolais semblent avoir échoué. L’injection de 50 millions de dollars sur le marché de change, censée stabiliser le taux de change, a entraîné une crise de liquidité et des résultats escomptés en dessous de la moyenne. De plus, les directives données aux banques pour régulariser leurs réserves obligatoires n’attaquent pas les problèmes structurels sous-jacents. Sans une stratégie à long terme, ces approches réactives risquent non seulement de compromettre davantage l’économie, mais aussi de nuire à la confiance des investisseurs, exacerbant ainsi l’instabilité financière du pays.
Samuel Nakweti


