Loin des projecteurs, l’ancien chef d’État, Joseph Kabila, condamné par la justice en RDC, continue de faire parler de lui. Dans les réseaux, une vidéo récemment relayée montre un ancien cercle de décision : entrevues, réunions, et un message martelé avec constance. En toile de fond, une musique qui, comme un écho venu de l’opposition d’hier, porte une phrase simple : « Ne touchez pas à la constitution ».
Et dans le décor des arguments, Kabila avance son appui : l’article 64 de la Constitution. Or, côté “pro-changement”, la question revient, lancinante : cet article ne préciserait pas clairement comment s’y opposer. Par quelle voie légale faudra-t-il mener le combat — et surtout, obtenir le non-changement? Faut-il contester, par les mécanismes officiels, ou bien s’en tenir à une posture plus frontale, comme le suggère l’opposition actuelle, qui agite le spectre d’une “dictature” ?
Pendant que l’un prépare sa ligne juridique et symbolique, l’autre camp s’active sur un autre terrain : la mobilisation de proximité, les slogans, les rendez-vous. Plus d’un proche du pouvoir, lui aussi, semble chercher à amplifier le rythme avec la campagne “tiii na 3”.
Samuel Nakwetį


