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lundi, mars 23, 2026

Conflit à l’Est — La réponse tranchante de João Lourenço à Félix Tshisekedi

Le président angolais João Lourenço, médiateur attitré de la région des Grands Lacs, a réagi à la main tendue de Félix Tshisekedi au Rwanda. Pris à témoin la semaine dernière à Bruxelles par son homologue congolais, le chef de l’État angolais a livré une réponse sans détour : pour espérer un retour durable à la paix en République démocratique du Congo, trois conditions s’imposent.

D’abord, le retrait total des troupes rwandaises (RDF) du territoire congolais, actuellement engagées aux côtés du M23 dans l’Est du pays. Ensuite, le désarmement et la neutralisation des FDLR, un groupe armé d’origine rwandaise que Kinshasa est accusé de tolérer depuis plusieurs années. Enfin — et c’est le point le plus sensible — João Lourenço estime indispensable l’ouverture d’un “dialogue intercongolais franc et inclusif”, une démarche qui impliquerait toutes les forces politiques et sociales du pays, y compris certaines voix critiques du pouvoir.

Cette position, désormais partagée par plusieurs partenaires internationaux — des États-Unis à la Belgique, en passant par l’Union africaine —, s’impose peu à peu comme la voie de sortie de crise privilégiée par la communauté internationale.

Félix Tshisekedi, lui, continue de rejeter fermement cette option, y voyant une manœuvre visant à légitimer les rebelles du M23 et à fragiliser les institutions issues des élections de 2023. Mais l’isolement diplomatique du président congolais se creuse. À mesure que les capitales étrangères appellent à une solution politique interne, la question se pose avec acuité : jusqu’à quand le chef de l’État pourra-t-il résister à la pression régionale et internationale ?

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