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mardi, février 10, 2026

Kin Kiey Mulumba défend le « nationalisme minier » de Joseph Kabila

Invité de l’émission Planète Économique sur RFI, l’ancien ministre congolais Kin Kiey Mulumba a livré une lecture politique et économique du départ de Joseph Kabila du pouvoir, estimant que l’ancien président aurait payé le prix de ses positions sur la gestion des ressources minières du pays.

Selon lui, il est essentiel de « bien s’informer avant de prendre position », car de nombreuses réalités liées à la gouvernance des richesses naturelles de la RDC resteraient mal comprises du grand public.

Kin Kiey Mulumba affirme que Joseph Kabila mérite d’être considéré sous l’angle de son « nationalisme », soutenant que l’ancien chef de l’État aurait refusé de « brader » les mines congolaises pour conserver le pouvoir. D’après cette lecture, Kabila aurait subi d’importantes pressions afin d’accepter certains accords avec des multinationales minières, ce qu’il n’aurait pas fait. « S’il avait cédé, il serait probablement encore président aujourd’hui », laisse entendre l’ancien ministre.

L’ancien cadre du régime estime par ailleurs que les véritables difficultés politiques de Joseph Kabila auraient commencé au moment où celui-ci a entrepris de réviser le code minier, avec l’objectif affiché d’augmenter la part des revenus revenant à l’État congolais. Une initiative qui, selon Kin Kiey, aurait suscité une forte opposition de plusieurs multinationales actives dans le secteur extractif, certaines s’étant mobilisées au niveau international pour freiner des réformes jugées défavorables à leurs intérêts.

Toujours selon lui, ces tensions se seraient traduites par des pressions indirectes, notamment à travers des soutiens présumés à certains mouvements citoyens, acteurs politiques d’opposition et organisations de défense des droits humains. Il cite, entre autres, la montée en visibilité de mouvements comme Filimbi et la Lucha, ainsi que des ONG telles que l’ACAJ ou l’ASADHO, qu’il associe à un contexte de contestation ayant contribué à fragiliser le pouvoir en place.

Dans cette interprétation, Kin Kiey Mulumba estime que si Joseph Kabila avait renoncé à toucher au code minier de 2002, il aurait pu se maintenir plus longtemps à la tête du pays. Il conclut que l’ancien président aurait, selon lui, privilégié l’intérêt national au détriment de ses propres intérêts politiques.

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