Dans le Nord-Kivu, la population a été appelée à redoubler de vigilance après le retrait des rebelles de l’AFC/M23 dans plusieurs localités du territoire de Lubero au nord de la province, en République démocratique du Congo. Selon la société civile locale, confirmée jeudi 26 mars 2026, ce départ s’est opéré sans affrontements, mais il suscite de vives interrogations au sein des habitants.
D’après des sources locales, les combattants ont quitté progressivement leurs positions à partir du lundi 23 mars, notamment à Kipese, Katondi et dans plusieurs villages environnants. Ces mouvements ont laissé derrière eux des zones désormais désertées, occupées pendant plusieurs mois, laissant planer le risque de résidus d’armes dans les anciens campements.
À Kipese, la société civile invite les habitants à la prudence. Dans un communiqué, elle alerte sur la possible présence d’engins et de matériels de guerre abandonnés: explosifs non désamorcés, bombes artisanales ou encore munitions pourraient demeurer dans les sites évacués et autour de certaines habitations laissées vacantes. Le président de la structure, Jackson Kasonia, déplore par ailleurs la persistance de comportements à risque : certains habitants continueraient de fréquenter les anciens lieux occupés, s’exposant inutilement.
Les forces vives locales demandent le déploiement rapide des services étatiques et des forces de sécurité afin de reprendre le contrôle des secteurs abandonnés et de prévenir tout incident. Dans l’attente d’une sécurisation complète, la société civile recommande de signaler tout objet suspect aux autorités compétentes et de maintenir un niveau de vigilance élevé, en attendant la stabilisation de la situation à Lubero.


