Depuis son départ du pouvoir, Joseph Kabila cultive une discrétion presque totale, au point d’alimenter l’image d’un homme devenu insaisissable. L’ancien chef de l’État, autrefois réputé casanier, semble aujourd’hui multiplier les déplacements à travers l’Afrique australe, rendant difficile l’identification d’un point de chute permanent.
De Nairobi à Windhoek, en passant par Harare, avec des passages signalés à Kigali avant de rejoindre Goma, ou encore dans les quartiers huppés de Pretoria et en Eswatini, le Raïs adopte désormais le rythme d’un véritable itinérant politique.
Selon certaines sources, ces mouvements seraient suivis de près par les services de sécurité congolais. Les motivations exactes de cette surveillance restent toutefois floues.
Après ses récentes prises de parole à Goma, Joseph Kabila aurait porté son choix sur l’Afrique du Sud pour accueillir un conclave stratégique de son mouvement « Sauvons la RDC ». Dans cette région, l’ancien président bénéficierait d’un respect particulier, notamment en raison de l’héritage laissé par son père, Laurent-Désiré Kabila.
Par ailleurs, plusieurs sources évoquent d’importants investissements financiers de l’ancien chef de l’État en Namibie, au Zimbabwe et en Afrique du Sud, renforçant ainsi son ancrage dans cette partie du continent.


