L’entreprise américaine Virtus, qui a acquis Chemaf pour 30 millions de dollars, aurait exagéré son expérience dans le secteur minier, selon une enquête de Reuters.
Sur son site internet, Virtus affirmait disposer d’une expertise en République démocratique du Congo, notamment à travers l’exploitation d’une usine de traitement de cuivre et de cobalt. Or, les vérifications de Reuters révèlent que l’entreprise n’a jamais acquis cette installation, restée à l’arrêt depuis 2012.
Le rachat de Chemaf représente pourtant le premier investissement concret issu du partenariat stratégique sur les minerais conclu l’an dernier entre les États-Unis et la RDC.
D’après un haut responsable congolais impliqué dans le processus d’approbation, l’expérience sécuritaire des dirigeants de Virtus aurait fortement pesé dans la décision des autorités de Kinshasa. [ REUTERS ]


