Au-delà de son présumé soutien à l’AFC-M23, les États-Unis ont, dans leur décision de sanctionner Joseph Kabila, ravivé certains épisodes marquants de l’histoire politique congolaise remontant à une décennie, lorsque l’ancien chef de l’État était encore au pouvoir.
Dans leur communiqué, Washington a notamment rappelé le glissement électoral de 2016, jugé contraire à l’esprit de la Constitution, en insistant sur l’importance d’un processus électoral crédible, transparent et organisé dans les délais légaux. Cette position traduit l’attachement des États-Unis à la tenue d’élections réellement libres et équitables en République démocratique du Congo.
Cette référence au passé soulève une question politique majeure : Félix Tshisekedi pourrait-il, à son tour, être exposé à des critiques similaires ? Alors que plusieurs observateurs s’inquiètent déjà des retards potentiels dans les préparatifs du scrutin de 2028, l’hypothèse d’un nouveau glissement électoral suscite des interrogations.
Si l’organisation des élections venait à être compromise par des retards institutionnels ou logistiques, le chef de l’État pourrait se retrouver confronté aux mêmes reproches que son prédécesseur : celui d’un allongement du calendrier politique au détriment des exigences constitutionnelles. Le précédent Kabila rappelle qu’en RDC, la question du respect des délais électoraux reste un point de vigilance central pour la communauté internationale.


