Dans un rapport accablant, l’organisation de défense des droits humains affirme que les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, auraient commis des massacres, des viols et des enlèvements après la prise de contrôle de la ville d’Uvira, dans l’est de la RDC.
Selon Human Rights Watch, des combattants du M23 et des forces rwandaises auraient mené des opérations de porte à porte, exécutant sommairement des hommes et des jeunes garçons, tout en semant la terreur parmi les civils.
Le rapport fait état de plus de 50 personnes tuées lors de fouilles menées dans les quartiers, d’au moins huit femmes violées et de 12 personnes portées disparues après leur enlèvement présumé.
« Après avoir pris le contrôle d’Uvira, les combattants du M23 et les forces rwandaises sont allés de porte en porte pour tuer sommairement des hommes et des garçons et ont commis des viols et des enlèvements », a déclaré Philippe Bolopion, directeur exécutif de Human Rights Watch.
L’ONG appelle à l’ouverture d’enquêtes pénales internationales, notamment par la Cour pénale internationale, afin que les auteurs présumés de ces crimes répondent de leurs actes.


