Au cours d’une rencontre solennelle avec la communauté congolaise en Serbie, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a exprimé ce vendredi son point de vue sur les avancées diplomatiques en cours autour de la crise sécuritaire dans l’Est du pays.
En évoquant son prochain déplacement à Washington, le Chef de l’État a confirmé qu’il s’agira d’entériner l’accord conclu avec le Rwanda sous l’égide des États-Unis, un texte qu’il assure avoir été « rendu public en toute transparence ». Toutefois, il a tenu à dissiper toute ambiguïté quant aux intentions du Congo : « Mais ne vous laissez pas berner : on ne fera ni brassage ni mixage », a martelé le Président sous les applaudissements de l’auditoire.
Félix Tshisekedi a également rappelé que l’intégration régionale demeure un objectif constant de sa gouvernance. Mais pour lui, aucune avancée sérieuse ne peut être envisagée sans un préalable essentiel : la restauration de la confiance et le respect mutuel entre États voisins.
Il a dénoncé les trahisons subies en 2022, affirmant : « L’intégration régionale, c’est tout ce que j’ai désiré dès mon accession au pouvoir, mais ils nous ont poignardé dans le dos ».
Réaffirmant son attachement à la souveraineté nationale, le Président a posé des conditions claires à toute normalisation avec Kigali : retrait des troupes rwandaises du territoire congolais, cessation des hostilités et rétablissement d’une paix durable.
« Le respect des accords implique le respect de la Souveraineté de notre pays (…) On ne fait pas de commerce régional sans paix ni confiance rétablie », a-t-il insisté.
Cette prise de parole, empreinte de détermination, résonne comme un message adressé tant à la communauté internationale qu’aux Congolais : la RDC reste ouverte au dialogue, mais jamais au prix de son intégrité territoriale ni de la dignité de son peuple.
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