L’Assemblée nationale a officiellement pris acte de la réintégration du député Aimé Boji mardi 20 octobre. Cet acte politique s’inscrit dans la dynamique de succession à Vital Kamerhe à la présidence du bureau de la chambre basse du parlement. Cependant, son entrée s’est faite dans un contexte de crise, alors que le personnel administratif de l’institution était en grève.
Les grévistes ont exprimé leur mécontentement face aux déclarations du président intérimaire de l’Assemblée, qui, lors d’un séjour en Belgique, avait affirmé que le salaire de base des agents s’élevait à 2 500 dollars américains. Cette affirmation a été qualifiée de « contre-vérité » par le collectif du personnel administratif, qui soutient que la majorité des employés perçoivent en réalité moins d’un quart de ce montant.
Ce mouvement social met en lumière les inégalités salariales persistantes et le climat social tendu au sein des institutions publiques congolaises. Les revendications des employés soulignent la nécessité d’une réforme profonde pour améliorer les conditions de travail et de rémunération au sein de l’Assemblée nationale et au-delà.
Samuel Nakweti


