Dans une déclaration au ton grave sur son compte X(ex-twitter), l’opposant Olivier Kamitatu dénonce un massacre de civils attribué aux Forces armées de la RDC (FARDC) à Bukama, dans le Haut-Katanga, et met en cause la version officielle des faits.
Le 11 janvier 2025, à Bukama, des civils désarmés, hommes, femmes et enfants ont été tués par des éléments des FARDC, affirme Olivier Kamitatu. Selon lui, les autorités ont tenté de présenter les victimes comme des membres des Wazalendo, une version « démentie par les images » qui circulent. « Ce n’est pas une erreur de communication, mais un mensonge d’État, délibéré et répété », accuse-t-il.
Pour l’ancien ministre, ce drame s’inscrit dans une série noire. Il cite notamment Lubumbashi, Kilobelobe, Luilu, Kasenga et Kilwa, évoquant une « litanie » de violences qui s’allonge dans le Katanga. Une région pourtant stratégique, rappelle-t-il, « qui fait vivre le pays de son cuivre et de son cobalt », mais où les populations paieraient le prix fort.
Olivier Kamitatu va plus loin et met en cause la gouvernance dans l’ex-province du Katanga : pillage des ressources, répression des voix dissidentes, arrestations, condamnations « dans des parodies de justice », exils forcés et assassinats. « Le régime a franchi une ligne », estime-t-il, « celle où l’État ne protège plus, il tue ».
L’opposant adresse enfin ses condoléances aux familles des victimes de Bukama et appelle à la justice. « Le sang versé ne s’efface pas. L’histoire n’absout pas », conclut-il, assurant que les responsables « ceux qui ont ordonné, couvert et exécuté » devront répondre de leurs actes, « devant les hommes ou devant l’histoire ».


