Dans un message controversé sur WhatsApp, Michel Butangazi, Directeur de cabinet adjoint du Gouverneur de la Tshopo, a associé le mouvement citoyen LUCHA Kisangani à la rébellion de l’AFC/M23. Cette déclaration fait suite à la demande de la LUCHA pour un contrôle parlementaire sur le financement de concerts à Kisangani. Butangazi a insinué que certains jeunes de la LUCHA pourraient s’orienter vers des voies insurrectionnelles, s’inspirant des infiltrations du M23 observées à Goma et Bukavu.
Les militants de la LUCHA ont vivement dénoncé ces accusations, les qualifiant de « manipulation du public ». Lors d’un point de presse le 29 août 2025, ils ont rappelé leur statut de victimes de la rébellion, évoquant un camarade tué au Sud-Kivu et un autre porté disparu à Goma. Cette situation souligne le danger auquel ils sont confrontés et leur engagement à dénoncer toute forme de violence politique.
Jedidia Mabela, porte-parole de la LUCHA, a réaffirmé l’opposition ferme du mouvement à l’AFC/M23, soulignant que leur lutte se concentre sur des méthodes pacifiques. « Nous ne pouvons pas pactiser avec ceux qui prennent les armes, » a-t-il déclaré, renforçant l’idée que la LUCHA est un acteur engagé pour le changement pacifique, loin des violences insurrectionnelles.
Face à cette situation tendue, les militants de la LUCHA ont appelé le Gouverneur à répondre à l’Assemblée provinciale sur les préoccupations soulevées concernant la gestion des fonds publics. Ils ont également averti Butangazi que toute menace à leur encontre serait prise très au sérieux, affirmant que leur mouvement représente une première ligne de défense contre la dilapidation des ressources, insistant sur le fait que le divertissement ne devrait pas primer sur les enjeux fondamentaux de leur province.
Rédaction