À l’issue de son déplacement à Luanda le 5 janvier, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, aurait soumis à son homologue angolais, João Lourenço, une série de propositions visant la relance d’un dialogue inclusif destiné à répondre à la crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays.
Selon des sources proches du dossier, l’Angola serait pressenti comme médiateur de ce processus, tandis que Kinshasa pourrait accueillir les assises du dialogue. — La CENCO et l’Église du Christ au Congo (ECC) auraient été associées aux discussions, sans pour autant en assurer l’organisation, laquelle resterait sous pilotage politique et diplomatique.
Sur le plan sécuritaire, Félix Tshisekedi aurait conditionné l’ouverture effective du dialogue à la proclamation préalable d’un cessez-le-feu par l’AFC/M23, dont l’évaluation relèverait exclusivement de la présidence congolaise. — Dans une logique de décrispation politique, le chef de l’État se serait engagé à procéder à la libération ciblée de certains détenus, au cas par cas.
Par ailleurs, Félix Tshisekedi aurait confié au président angolais que plusieurs officiers des FARDC se comporteraient comme des traîtres, une situation qui expliquerait les arrestations récentes au sein des forces armées.


