- Lors du Congrès de l’Union sacrée, Félix Tshisekedi a clairement affiché sa volonté de contrôler le processus de dialogue national au sein de la République Démocratique du Congo. Le président a souligné que toute initiative de dialogue ne pourrait se tenir sans son impulsion directe, marquant ainsi sa détermination à définir les contours de cette démarche cruciale.
Dans un discours ferme, Tshisekedi a exhorté les Congolais à abandonner les armes, qu’il considère comme un obstacle majeur au développement du pays. Son appel à la paix s’accompagne toutefois d’une mise en garde : certains acteurs politiques sont d’ores et déjà écartés du processus. Le président a explicitement accusé ces individus d’être aux ordres de puissances étrangères, affirmant : « Dialogue oui, mais pas avec ceux qui servent les intérêts d’autres nations. Il n’y aura jamais de dialogue en dehors de mon initiative. »
Cette déclaration soulève des questions sur l’inclusivité du dialogue national et sur la place réservée aux opposants. Alors que Tshisekedi se positionne en garant de la souveraineté nationale, ses propos laissent entrevoir une volonté de centraliser les discussions autour de sa personne et de son gouvernement.
Les prochaines semaines seront déterminantes pour observer comment cette dynamique se traduira sur le terrain politique et si le président parviendra à rassembler les différentes factions autour de sa vision. Les Congolais, quant à eux, restent en attente d’un véritable changement qui pourrait émerger de ce dialogue, tant espéré.
Rédaction