À l’Assemblée générale des Nations Unies, Donald Trump et Félix Tshisekedi ont dressé deux diagnostics radicalement opposés de la crise sécuritaire dans la région des Grands Lacs.
Le président américain, fort de son statut de chef de la première puissance militaire mondiale, a affirmé avoir mis un terme à « sept guerres », citant même un prétendu conflit entre la RDC et le Rwanda. Cette déclaration, relayée par le département d’État, a suscité étonnement et critiques, tant elle semble déconnectée des réalités régionales.
Face à lui, Félix Tshisekedi a livré une version beaucoup plus ancrée dans le vécu congolais : « Les troupes rwandaises sont toujours présentes sur notre territoire et continuent d’appuyer les rebelles de l’AFC-M23 », a-t-il insisté. Un rappel qui sonne juste pour nombre d’observateurs, à l’opposé du flou entretenu par Donald Trump, souvent accusé d’ignorer les subtilités du dossier congolais.
Une interrogation demeure : l’homme de Washington peut-il être un acteur crédible de la paix à l’Est de la RDC, ou son approche approximative condamne-t-elle toute réelle avancée ?


