Cité à comparaître devant la justice française, le vice-premier ministre et allié politique de Félix Tshisekedi, Jean-Pierre Bemba, se retrouve désormais au cœur d’une affaire judiciaire liée aux massacres commis durant la période où il dirigeait une rébellion sous le régime de Joseph Kabila.
La question se pose désormais : le président Tshisekedi, qui s’est toujours présenté comme un défenseur de la justice pour les victimes du génocide, acceptera-t-il de livrer son ami et partenaire politique ?
L’opposant Seth Kikuni interpelle directement le chef de l’État. Sur ses réseaux sociaux, l’ancien candidat à la présidentielle a écrit :
« La requête introduite par Roger Lumbala, tendant à faire comparaître Jean-Pierre Bemba et Constant Ndima en qualité de témoins dans le cadre de son procès, place le Président Félix Tshisekedi devant une exigence impérative de cohérence. Cette demande intervient à un moment où le Gouvernement congolais s’est engagé activement dans une campagne internationale visant à obtenir la reconnaissance officielle du Génocost. Il convient de rappeler que les faits reprochés à Roger Lumbala ont été commis dans des territoires placés sous le contrôle du Mouvement de Libération du Congo (MLC) que dirigeait Jean Pierre Bemba.
Ce procès et cette demande constituent un test de cohérence grandeur nature pour Félix Tshisekedi. Sa crédibilité intérieure comme à l’internationale sont en jeu. »
Entre amitiés politiques et impératifs de justice, le président congolais se retrouve face à un dilemme qui pourrait peser lourdement sur son image, tant sur la scène nationale qu’internationale.
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