Le président congolais aurait confié cette mission à un proche, en partenariat avec Erik Prince, milliardaire américain et ancien militaire des forces spéciales de la marine. Ce dernier, connu pour avoir fondé la société militaire privée Blackwater, est désormais impliqué dans un projet visant à sécuriser les ressources naturelles de la RDC, notamment les mines de cuivre, les forêts et les hydrocarbures situés dans l’est du pays, en proie aux violences du M23.
Erik Prince traîne une réputation sulfureuse. À la tête de Blackwater — devenue Academi après plusieurs scandales — il avait déployé ses hommes dans des zones de guerre comme l’Irak, la Libye ou Haïti. L’entreprise est tristement célèbre pour son implication dans le massacre de 14 civils à Bagdad en 2007, un crime pour lequel quatre de ses anciens agents ont été condamnés avant d’être graciés par Donald Trump. Prince, ultraconservateur et proche de l’ancien président américain, est aussi le frère de Betsy DeVos, ex-ministre de l’Éducation des États-Unis.
Selon Africa Intelligence et Reuters, des ex-militaires de la Légion étrangère seraient recrutés pour cette nouvelle opération de sécurisation en RDC. Le déploiement débuterait dans le sud du pays, loin de la zone d’influence du M23. L’objectif affiché : reprendre le contrôle des recettes minières de l’ex-Katanga, une région stratégique pour Kinshasa en raison de ses vastes réserves de cuivre.


