Le deal “minerais contre sécurité” que Félix Tshisekedi avait présenté au début de l’année 2025 à la nouvelle administration américaine semble avoir été profondément transformé. Ce qui devait être un accord bilatéral pour ramener la stabilité dans l’Est du pays a, de manière surprenante, évolué en un accord économique régional intégrant plusieurs pays accusés d’agresser la RDC.
Que s’est-il réellement passé ?
Qu’est-ce qui a déraillé dans le processus ?
Comment le narratif rwandais s’est-il retrouvé au cœur de cette architecture régionale ? Le flou persiste. Mais une chose est certaine : Tshisekedi s’apprête à signer un document dont les retombées semblent davantage profiter aux pays voisins qu’aux Congolais eux-mêmes.
Pendant ce temps, sur le terrain, les rebelles de l’AFC-M23 poursuivent leur avancée malgré la résistance des FARDC et des Wazalendo.
Dans cette nouvelle configuration :
— les États-Unis obtiennent l’accès privilégié aux ressources minières,
— l’Angola et le Burundi renforcent leurs positions via le corridor de Lobito,
— le Rwanda gagne du terrain dans la certification et le traitement des minerais.
Ainsi, la priorité initiale de Tshisekedi — ramener la paix dans l’Est — semble reléguée au second plan, éclipsée par des intérêts géoéconomiques qui redessinent la région.


