Après la chute de la ville d’Uvira, les réactions se multiplient au sein de l’opinion congolaise. Cette fois, c’est l’avocate Debora Kayembe, première femme noire à occuper le poste de rectrice de l’Université d’Édimbourg, qui interpelle les autorités congolaises à la suite des déclarations de l’ambassadeur américain auprès des Nations unies, faites la veille devant le Conseil de sécurité.
Dans une communication largement relayée, Debora Kayembe affirme que « les lignes se resserrent autour de la guerre à l’Est de la RDC ». Se référant aux propos du représentant américain, elle soutient que le président rwandais Paul Kagame aurait personnellement planifié et organisé cette guerre d’agression, responsable de graves exactions contre les populations civiles. Elle s’interroge par ailleurs sur le rôle des grandes puissances, estimant difficilement concevable que les États-Unis n’aient pas eu connaissance d’un tel plan.
Pour l’avocate, cette situation doit amener le gouvernement congolais à une profonde remise en question de sa diplomatie. Elle appelle les autorités à distinguer leurs véritables amis de leurs alliés de façade, soulignant qu’au regard des événements actuels, la RDC semble livrée à elle-même face à son destin. Une position qui rejoint celle d’une large frange de l’opinion publique congolaise.


