De son vrai nom Hariana Veras Victoria, cette journaliste angolaise s’est imposée, en quelques mois, comme l’une des voix les plus audibles de la crise humanitaire et sécuritaire en République démocratique du Congo dans les cercles du pouvoir américain. Bien introduite à la Maison-Blanche, au Sénat et au Pentagone, elle a fait du drame congolais un combat personnel et professionnel.
Née à Malanje, en Angola, Hariana Veras jouit aujourd’hui d’une forte crédibilité auprès des autorités américaines, des élus et de plusieurs institutions stratégiques à Washington. Depuis 2025, elle ne se contente plus de relayer l’actualité : elle est devenue un canal d’influence, portant la voix et les revendications des Congolais jusqu’au sommet de l’appareil politique américain.
Ses interviews avec les présidents Félix Tshisekedi et Évariste Ndayishimiye, ses questions directes lors de la signature de l’accord de paix à la Maison-Blanche en juin 2025, ainsi que ses reportages de terrain sur les zones de conflit ont profondément irrité plusieurs responsables rwandais. À Kigali, son travail est perçu comme dérangeant, voire hostile.
Dernier fait marquant : Hariana Veras a récemment interviewé l’un des sénateurs américains les plus influents, lequel a ouvertement évoqué la perspective de sanctions contre les autorités rwandaises. Une sortie qui a ravivé les tensions et déclenché une nouvelle vague d’attaques contre la journaliste.
Dans la foulée, l’armée numérique rwandaise l’accuse d’être « corrompue » par les autorités congolaises. Des allégations que ses proches et observateurs jugent infondées. Pour ses soutiens, Hariana Veras demeure avant tout attachée à la cause congolaise, en particulier à la défense des victimes civiles d’un conflit qui dure depuis trop longtemps.


