Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, l’avocate et première femme noire rectrice de l’Université d’Édimbourg, en Écosse (Royaume-Uni), le Docteur Debora Kayembe a pris position sur l’initiative de Luanda et a exposé les préalables qu’elle juge indispensables à la tenue d’un dialogue national véritablement inclusif.
Pour Mme Debora Kayembe, le gouvernement congolais doit, en amont de toute discussion, accorder une amnistie générale aux prisonniers politiques ainsi qu’aux personnes impliquées dans la rébellion, afin de créer un climat de confiance propice au dialogue.
Elle plaide également pour la mise en place d’un mécanisme de co-médiation, associant l’Angola à un co-médiateur congolais neutre, sans lien ni avec le pouvoir en place, ni avec l’opposition politique, ni avec les confessions religieuses. Une condition qu’elle estime essentielle pour garantir la légitimité nationale du processus.
Maître Debora Kayembe réaffirme enfin son engagement en faveur de la paix en République démocratique du Congo et appelle l’ensemble des parties prenantes à s’impliquer de manière responsable et sincère dans cette démarche.


