Alors que le Burkina Faso, le Mali et le Niger figurent aujourd’hui parmi les nations les plus frappées par le terrorisme — malgré leur alliance militaire renforcée avec la Russie — Kinshasa exprime désormais sa volonté de s’associer à ces mêmes partenaires. Une décision qui soulève de sérieuses interrogations : comment la RDC pourrait-elle miser sur des États incapables d’assurer leur propre sécurité, encore moins de freiner l’avancée djihadiste sur leurs territoires ?
À Bamako, en marge du salon « BAMZEX 25 », le vice-Premier ministre congolais de la Défense, Guy Kabombo Muadiamvita, a plaidé pour une coopération accrue avec le Burkina Faso, le Niger et la Russie, au nom d’une « Afrique souveraine, maîtresse de sa sécurité ».
Pourtant, les faits sont têtus : le rapprochement militaire entre ces pays et Moscou n’a produit aucun résultat significatif. Pire, certains connaissent une détérioration dramatique de leur situation sécuritaire.
S’allier à des États déjà submergés par des crises internes n’est pas seulement inefficace, c’est un pari dangereux. Le risque est clair : importer en RDC des modèles de défense qui n’ont pas fait leurs preuves ailleurs.
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