La longévité au pouvoir de dirigeants africains comme Denis Sassou-Nguesso et Paul Biya soulève de sérieuses inquiétudes quant à l’avenir démocratique du continent. Alors qu’ils sollicitent des mandats supplémentaires au-delà de deux décennies, ces leaders, souvent octogénaires, semblent ignorer les aspirations d’une jeunesse désireuse de changement. Cette situation met en lumière le fossé croissant entre un leadership archaïque et une population qui réclame innovation et dynamisme.
Malgré leurs justifications sur la stabilité, la présence prolongée de ces dirigeants s’avère être un frein à l’émergence de nouvelles voix et idées. Les jeunes générations, de plus en plus vocales dans leurs attentes, cherchent une transition politique urgent, mais se heurtent à une stagnation institutionnalisée. Pour éviter de perdre leur légitimité, ces anciens dirigeants doivent reconnaître la nécessité d’un renouvellement politique et faire place à des leaders capables d’incarner un avenir prometteur pour l’Afrique.
Christian Batufuenin


