Le porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le lieutenant-colonel Mongba Hazukay Mak, affirme que les incursions répétées observées ces derniers jours traduisent, selon lui, « la volonté de l’armée rwandaise et de ses supplétifs de l’AFC/M23 de torpiller le processus de paix en cours ». Il rappelle que le cessez-le-feu avait été proposé par le président angolais João Lourenço.
Malgré cette initiative, les affrontements se poursuivent dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les FARDC et l’AFC/M23 s’accusent mutuellement de violer la trêve.
D’après l’état-major congolais, des offensives ont été menées les 18 et 19 février dans plusieurs zones des deux provinces, en contradiction avec le cessez-le-feu suggéré par Luanda.
Au Nord-Kivu, des attaques auraient ciblé notamment les territoires de Walikale et de Rutshuru. Dans le Sud-Kivu, des incursions ont été signalées dans les hauts plateaux de Fizi-Uvira, où des habitations auraient été incendiées et un civil tué.


