Olivier Kamitatu, figure de l’opposition au régime de Félix Tshisekedi, a exprimé une vive indignation suite à l’arrestation brutale de 14 députés nationaux, parmi lesquels trois femmes. Ces élus, accusés simplement d’avoir témoigné leur soutien à Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, sont selon lui victimes d’un acte prémédité de terreur d’État.
Dans la même perspective, Kamitatu souligne que cette arrestation ne constitue pas un simple dérapage, mais plutôt un signal alarmant sur la dérive autoritaire du régime en place. Loin de glisser vers l’autoritarisme, la RDC, selon lui, s’y engouffre « à corps perdu ». Ce constat amer est renforcé par le traitement réservé aux députés, qui, malgré leur immunité parlementaire et les protections constitutionnelles, sont désormais considérés comme des criminels.
« La situation actuelle pose de sérieuses questions sur l’état de la démocratie en RDC. Les élus, censés représenter la voix du peuple, se retrouvent en danger, et leur arrestation évoque des pratiques qui rappellent des périodes sombres de l’histoire du pays. (Le masque est tombé)», affirme Kamitatu, dénonçant la dictature comme mode de gouvernance choisi par le pouvoir.
Une Plaie Ouverte: Kamitatu met en exergue l’Assassinat de Chérubin Okende
Kamitatu fait également référence à l’assassinat de Chérubin Okende, un événement tragique qui reste une plaie ouverte dans le paysage politique congolais. Bien que les 14 députés aient échappé à un sort similaire, la question demeure : pour combien de temps pourront-ils éviter la répression ? Le souvenir de ceux qui ont osé défendre la Constitution, comme Pierre Lumbi et lui-même en 2013, reste ancré dans les mémoires. À l’époque, leur révocation avait marqué le début d’une série d’événements qui ont conduit à une intensification de la répression.
L’arrestation des 14 députés ne représente pas un incident isolé, mais un symptôme d’une crise plus profonde au sein de la République Démocratique du Congo. Alors que la nation fait face à des défis immenses, la lutte pour la démocratie et la justice semble plus cruciale que jamais. La voix de l’opposition, représentée par des figures comme Olivier Kamitatu, doit continuer à s’élever contre cette dérive autoritaire, afin de ne pas laisser la République s’éteindre sous les bottes du pouvoir.
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