Le mouvement rebelle AFC/M23 a récemment exprimé ses inquiétudes concernant l’état actuel du processus de paix de Doha, qualifiant la situation d’impasse. Selon les déclarations du groupe, cette stagnation résulte du non-respect des engagements pris par le gouvernement congolais, notamment la promesse de libérer 700 prisonniers. Cette inaction compromet gravement les efforts pour parvenir à un accord de paix durable.
Dans une déclaration faite ce jeudi à Bukavu, l’AFC/M23 a dénoncé « l’absence totale de mise en œuvre des mesures de confiance convenues », estimant que cela entrave les négociations dans le cadre du dialogue supervisé par le Qatar et des partenaires internationaux. Le mouvement a également signalé qu’il n’avait reçu aucune invitation officielle pour participer à une réunion prévue à Doha ce vendredi, précisant qu’aucune délégation de l’AFC/M23 ne se trouve actuellement dans la capitale qatarie
Lors d’une conférence de presse à Bukavu, le président politique de l’AFC, Bertrand Bisimwa, a annoncé un changement de stratégie. Il a déclaré que, face aux « multiples violations du cessez-le-feu par le gouvernement congolais », le mouvement rebelle est déterminé à « riposter avec fermeté à chaque attaque ». Son objectif est clair : « faire taire la menace à sa source ».
Cette situation soulève des inquiétudes quant à la stabilité dans la région et remet en question l’efficacité des médiations internationales. Les prochaines heures seront cruciales pour déterminer l’évolution du conflit et la possibilité d’un retour à la table des négociations
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