Au lendemain de la qualification de la RDC pour les barrages du Mondial, une vague de célébrations a envahi tout le pays. Dans les rues comme sur les réseaux sociaux, l’euphorie est totale. Mais cette joie populaire ne fait pas l’unanimité. Le journaliste Gramic Nkangi, connu pour ses prises de position tranchées, appelle à un sursaut collectif et dénonce un “abandon de l’excellence” au sein de la nation.
Dans une publication qui fait déjà réagir, il estime que la population comme les dirigeants se contentent trop souvent du minimum, au point de “perdre le goût de l’excellence”, un mal profond selon lui.
“Le barrage n’est pas une performance, c’est un repêchage”
Pour Nkangi, la réjouissance actuelle masque une réalité plus dure : la RDC n’a pas réussi à se qualifier directement lors des éliminatoires, rejoignant ainsi d’autres nations africaines également en échec. D’où sa question provocatrice :
« Si nous nous étions qualifiés aux éliminatoires, on ferait quoi ? Une semaine de fête ? »
Lui-même s’interroge sur ce qu’il appelle une “inversion de valeurs”. À ses yeux, un barrage mondial ne constitue pas une performance sportive, mais bel et bien une seconde chance offerte aux équipes n’ayant pas atteint le niveau requis lors du premier tour.
Un appel à une culture de la performance
Au-delà du football, le journaliste voit dans cette euphorie un symptôme plus large. Il appelle la nation à revoir ses ambitions :
« Les Léopards doivent apprendre à se qualifier lors des éliminatoires, et non attendre le barrage », insiste-t-il.
Pour Nkangi, cette exigence sportive reflète un combat plus large : pousser le pays à cultiver l’exigence, la discipline et le souci du travail bien fait, conditions nécessaires pour relever les multiples défis auxquels la RDC est confrontée.
Entre fierté populaire et exigence professionnelle
Si la fête populaire témoigne de la passion exceptionnelle des Congolais pour leur équipe nationale, la sortie de Gramic Nkangi rappelle une vérité souvent oubliée : le sport de haut niveau ne récompense que l’excellence.
Rédaction


