Les forces de sécurité de la République démocratique du Congo ont procédé, dans la nuit du samedi 17 au dimanche 18 janvier 2026, à l’arrestation de M. Aubin Minaku Ndjalandjoko, vice-président du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), formation politique de l’ancien président Joseph Kabila.
Selon des informations concordantes recueillies auprès de sources sécuritaires et politiques, l’interpellation a eu lieu à la résidence privée de l’ancien président de l’Assemblée nationale, située dans la ville de Kinshasa. L’opération se serait déroulée tard dans la nuit, sans incident majeur signalé.
Cette arrestation intervient quelques jours après celle d’Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du PPRD et ancien candidat à l’élection présidentielle de 2018. La succession rapide de ces interpellations visant deux figures majeures du parti de Joseph Kabila alimente de nombreuses interrogations sur le climat politique actuel en RDC.
À l’heure de la rédaction de cet article, aucune communication officielle n’a encore été faite par les autorités judiciaires ou sécuritaires pour préciser les motifs exacts de ces arrestations ni le cadre légal dans lequel elles s’inscrivent.
Du côté du PPRD, aucune déclaration officielle n’a encore été publiée, même si plusieurs cadres du parti dénoncent, en privé, ce qu’ils qualifient de « pressions politiques » contre l’opposition et les anciens dignitaires du régime précédent.
Des sources proches du dossier indiquent que les deux responsables politiques seraient actuellement entendus par les services compétents, mais ces informations restent à confirmer.
Ces arrestations surviennent dans un contexte marqué par des tensions politiques persistantes, des débats sur la gouvernance, la justice et la reconfiguration du paysage politique congolais à l’approche de nouvelles échéances institutionnelles.
Les observateurs nationaux et internationaux suivent de près l’évolution de la situation, appelant au respect des procédures légales, des droits de la défense et à une communication transparente des autorités.
Kim Esaïe


