À quelques mois de l’année électorale en RDC, des voix s’élèvent au sein du régime de Kinshasa pour convaincre le peuple d’un possible report de cet exercice démocratique. Dans cette lignée, Germain Kabinga assimile la tenue des élections en RDC à une distraction facilitant la balkanisation du pays.
« Sans le Sud et le Nord Kivu, je m’opposerais, en tant que citoyen et Président du CENTRE, à toute distraction électorale, qui serait une consécration impardonnable de la balkanisation de mon pays », a-t-il déclaré.
La position de Kabinga s’inscrit dans un contexte où la RDC fait face à une occupation injuste dans sa partie Est. Pour lui, organiser les élections dans cette dynamique serait une véritable utopie.
« Qui, en 1998, avec Mzee Kabila dans le feu du combat patriotique, aurait pu évoquer la question électorale pendant que le Congo luttait contre les rébellions rwanda-ougandaises ? », s’interroge-t-il.


