Interrogé sur ses véritables motivations et sur les raisons qui l’ont poussé à prendre les armes contre son propre pays, l’ancien président de la CENI et actuel leader de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), Corneille Nangaa, a balayé les accusations selon lesquelles il chercherait à s’accaparer des carrés miniers.
Profitant de cet entretien, Nangaa est revenu sur la question sensible de la révision constitutionnelle. Selon lui, c’est l’action militaire de son mouvement qui aurait empêché le président Félix Tshisekedi d’engager une modification de la Constitution — un projet qui aurait débuté discrètement à la fin de l’année dernière avant d’être soudainement stoppé pour des raisons non élucidées.
« Tout le monde s’est opposé à sa volonté de changer la Constitution : les prêtres, la société civile, l’opposition non armée… mais il n’a pas voulu écouter, allant même jusqu’à menacer ceux qui tentaient de l’en dissuader. Celui qui l’a réellement empêché, c’est l’AFC. Et nous savons qu’il n’a pas encore renoncé à cette idée. Il doit faire très attention, sinon il en paiera le prix fort », a lancé Corneille Nangaa.


