L’ancien ministre et ex-chef rebelle congolais Roger Lumbala ne s’est pas présenté ce jeudi pour la deuxième journée de son procès devant la justice française, relatif aux massacres commis lors de l’opération « Effacer le Tableau ».
Dès l’ouverture du procès, Lumbala avait déjà rejeté la compétence de la justice française et refusé d’être jugé à Paris. Il a également récusé ses propres avocats français, pourtant engagés depuis le début de la procédure — une démarche qui semble avoir été préparée de longue date.
Malgré ces manœuvres, les autorités judiciaires françaises maintiennent que le procès ira à son terme. Lumbala encourt la réclusion criminelle à perpétuité, la peine maximale prévue par le code pénal français pour les faits qui lui sont reprochés.
Selon nos informations, cette stratégie de rupture aurait été pensée depuis Kinshasa, dans le but d’obtenir son extradition vers la RDC. L’avocat congolais Tshibangu Kalala, juriste international réputé et proche du pouvoir, était présent le premier jour du procès pour accompagner Lumbala. Il a d’ailleurs plaidé ouvertement en faveur de son transfert vers la RDC.


