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samedi, mars 21, 2026

Steve Wembi charge Muhindo Nzangi et interpelle Felix Tshisekedi

Accusé par le ministre Muhindo Nzangi d’être un agent à la solde du Rwanda, le journaliste Steve Wembi a tenu à répondre publiquement.

Dans une publication sur X, il revient sur une récente sortie médiatique du ministre, qu’il juge problématique dans le contexte sécuritaire actuel. Selon Wembi, alors que l’Est de la RDC traverse une crise aiguë, Muhindo Nzangi aurait publiquement défié l’autorité du chef de l’État en accordant une interview à un média de Kinshasa réputé proche du pouvoir, au cours de laquelle il s’en est pris aux FARDC. Il y aurait notamment affirmé que, sans l’action diplomatique du président Félix Tshisekedi, l’armée aurait abandonné plusieurs territoires à l’AFC/M23.

« Dans un contexte de crise sécuritaire aiguë à l’Est du pays, le ministre Muhindo Nzangi a défié ouvertement l’autorité du président Félix Tshisekedi en accordant une interview à un média de Kinshasa contrôlé par le pouvoir, où il a invectivé les FARDC en affirmant que, sans l’action diplomatique vigoureuse du chef de l’État, l’armée aurait laissé tomber plusieurs territoires aux mains de l’AFC/M23. »
Le journaliste souligne par ailleurs que cette prise de parole intervient seulement quelques jours après un rappel à l’ordre présidentiel. Lors du conseil des ministres du vendredi 2 janvier 2026, Félix Tshisekedi avait en effet mis en garde les membres du gouvernement contre toute communication individuelle non encadrée, insistant sur la nécessité d’une parole officielle unique afin de préserver la crédibilité de l’État et la cohésion nationale.

« Cette sortie médiatique isolée et ratée survient pourtant quelques jours seulement après que Tshisekedi, lors du conseil des ministres du vendredi 2 janvier 2026, eut fermement mis en garde les membres de son gouvernement contre toute prise de parole individuelle, insistant sur l’unicité et la discipline de la communication officielle pour préserver la crédibilité de l’État et la cohésion nationale. »
Steve Wembi interpelle enfin directement le président de la République, estimant que certaines déclarations non maîtrisées de responsables politiques et militaires contribuent à nourrir des tensions extrêmes au sein de la population. Il avertit que l’absence de sanctions à l’encontre de Muhindo Nzangi pourrait être interprétée comme une approbation implicite du sommet de l’État.

« Si aucune sanction ne s’ensuit contre Muhindo Nzangi – à l’image de celle infligée au général Sylvain Ekenge pour des propos jugés déviants –, cela confirmerait sans ambiguïté que cette critique voilée des forces armées a été orchestrée ou tacitement approuvée par le président lui-même, qui avait déjà qualifié publiquement l’armée héritée en 2019 d’« armée de clochards », soulignant ainsi une stratégie concertée pour justifier les revers militaires par les seules insuffisances des FARDC. »

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