Malgré l’indignation suscitée par ses propos, un silence pesant s’installe au sein du gouvernement congolais. Ce mutisme pourrait-il créer un malaise palpable au sein de la diaspora ? Le président américain a insinué que les immigrants congolais provenaient de milieux criminels, faisant abstraction de la réalité complexe de cette diaspora. Les Congolais aux États-Unis ne sont pas de simples chiffres dans les statistiques d’immigration ; ce sont des travailleurs, des étudiants et des entrepreneurs qui contribuent à l’économie et à la société américaines.
Les déclarations de Trump concernant la fin des hostilités entre le Congo et le Rwanda témoignent d’une méconnaissance des problèmes de sécurité persistants dans la région des Grands Lacs. Les agressions continues et les groupes armés soutenus de l’extérieur illustrent une instabilité qui ne saurait être ignorée. Prendre ces affirmations au sérieux reviendrait à mépriser les réalités sur le terrain et la souffrance de millions de Congolais. Au-delà des accords de Washington, la RDC doit élargir la portée de sa politique étrangère afin de faire entendre la voix de ses citoyens et de répondre aux injustices, qu’elles proviennent de l’intérieur ou de l’extérieur. Ignorer de telles provocations n’est pas une option.
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