L’Ouganda renforce sa présence militaire en République démocratique du Congo par l’intermédiaire de sa Force de défense (UPDF). Le dernier rapport du groupe d’experts des Nations unies révèle une montée en puissance des effectifs ougandais sur le sol congolais, avec des déploiements dans des zones jusque-là non couvertes par les accords de coopération militaire. Cette offensive suggère des motivations qui vont bien au-delà de la lutte contre les groupes armés.
Selon les experts onusiens, plus de 1 000 soldats ougandais ont été envoyés dans les territoires de Bunia, Mahagi et Djugu, en Ituri. Ce renforcement militaire s’est opéré sans l’accord préalable du gouvernement congolais et ne relève pas du cadre officiel de l’opération conjointe Shujaa, qui encadre la collaboration militaire entre Kinshasa et Kampala. Cette incursion soulève des questions sur les véritables intentions de l’Ouganda dans cette région riche en ressources.
Dans une déclaration publiée samedi, le général Muhoozi Kainerugaba, fils du président ougandais Yoweri Museveni, a affirmé que les troupes de l’UPDF avaient « éliminé plus de 20 000 rebelles » au mois de juin. Un chiffre invérifiable, qui s’inscrit dans une communication militaire agressive, alimentant les soupçons d’une stratégie plus large d’influence régionale.


