Le parti au pouvoir, l’UDPS, a franchi un nouveau cap dans son discours politique en exigeant publiquement l’arrestation immédiate de l’ancien président Joseph Kabila. Cette déclaration a été faite par son secrétaire général, Augustin Kabuya, à l’issue d’une marche organisée ce lundi à Kinshasa. Cette mobilisation, présentée comme un soutien à l’administration Trump, a également servi de tribune pour réaffirmer les positions du parti présidentiel sur certaines figures majeures de la scène politique congolaise.
Par cette prise de position, l’UDPS intensifie la pression politique et judiciaire autour de Joseph Kabila, ravivant les tensions entre les différentes forces en présence. Si cette demande marque une radicalisation du discours, elle soulève aussi des interrogations sur les fondements juridiques d’une telle exigence et sur ses implications pour la stabilité politique du pays. Dans un contexte déjà sensible, cette sortie pourrait redessiner les rapports de force et relancer le débat sur la gouvernance et l’État de droit en République démocratique du Congo.


