En séjour à Bruxelles, le président Félix Tshisekedi s’est adressé avec fermeté à la communauté congolaise venue l’écouter. Face aux appels répétés de l’opposition et d’une partie du clergé catholique en faveur d’un dialogue national, le chef de l’État a été catégorique : aucun dialogue ne se tiendra tant que les acteurs politiques concernés ne condamneront pas clairement l’agression rwandaise contre la RDC.
Pour Félix Tshisekedi, les dialogues à répétition ont souvent servi de pièges politiques, maintenant le pays dans un cycle sans fin d’instabilité et de compromissions. « Ce sont ces dialogues à répétition qui nous replongent toujours dans les mêmes crises », a-t-il lancé, visiblement déterminé à rompre avec la tradition des arrangements politiques.
Le président congolais s’est également présenté comme un homme prêt à tout assumer, même au prix de sa carrière ou de sa vie politique : « Je suis prêt au sacrifice suprême », a-t-il déclaré, en réponse à la forte pression nationale et internationale en faveur d’un dialogue inclusif.
En se présentant comme un “kamikaze” prêt à défendre la souveraineté nationale jusqu’au bout, Félix Tshisekedi envoie un message clair : il ne cédera ni aux injonctions internes ni aux pressions étrangères tant que la question de l’agression rwandaise ne sera pas reconnue et condamnée par tous.


