Depuis le 15 octobre, le mouvement armé dirigé par Corneille Nangaa et le général Sultan Makenga multiplie les communiqués — plus d’une demi-douzaine en moins de deux semaines — pour dénoncer les violations du cessez-le-feu par les FARDC et les milices Wazalendo dans les zones qu’il occupe depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
Mais pour de nombreux observateurs, cette surenchère communicationnelle cacherait une réalité moins favorable sur le terrain. Le mouvement, soutenu par le Rwanda selon plusieurs sources, serait en difficulté militaire et tenterait de compenser son recul stratégique par une intense activité médiatique destinée à maintenir la pression, aussi bien au niveau local qu’international.
Depuis près de trois semaines, l’AFC-M23 n’aurait enregistré aucune avancée significative ni conquis de nouveaux bastions. Son offensive semble aujourd’hui à l’arrêt, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où ses forces peinent à progresser.
S’agit-il d’un simple repli stratégique ou d’un véritable essoufflement ? Une chose est sûre : la situation se complique pour le mouvement de Nangaa, qui avait affiché l’ambition d’étendre son influence jusqu’à Kinshasa tout en continuant de plaider pour l’ouverture d’un dialogue politique national.
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