À chacune de ses prises de parole, la nouvelle ministre de la Jeunesse ne passe pas inaperçue — attirant autant l’attention que les critiques. Fautes de français, ton jugé inapproprié, incohérence dans les propos… celle qui dirige pourtant l’un des ministères les plus stratégiques du gouvernement accumule les faux pas.
Le plus récent remonte à deux jours. En visite à Beni pour une supposée consultation de la jeunesse, Grâce Émie Kutino a livré un discours confus avant de qualifier les provinces du Kwilu et du Kwango — issues de l’ancien Bandundu — de « provinces reculées », suscitant l’indignation des ressortissants de ces régions longtemps considérées comme le grenier de Kinshasa.
Ces erreurs à répétition soulèvent une question : la ministre est-elle réellement à la hauteur de la mission qui lui a été confiée ? Malgré son titre de détentrice d’un master en sciences politiques, Grâce Émie Kutino s’impose peu à peu comme l’une des figures les plus controversées du gouvernement Suminwa, souvent critiquée… pour ses propres mots.
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