Neuf mois après l’ouverture des pourparlers entre le gouvernement congolais et la rébellion AFC-M23 à Doha, aucun accord politique global n’a pu être conclu pour mettre fin au conflit qui ravage l’Est du pays. À la place, les deux parties envisageraient de parapher dans les prochaines heures — ou au plus tard avant la fin de la semaine — un accord intérimaire. Ce document devrait servir de base à l’élaboration d’une feuille de route menant à un nouveau cycle de discussions prévu à Lomé, au Togo.
D’après des sources concordantes, le président Félix Tshisekedi aurait effectué une brève escale à Lomé la semaine dernière, où il se serait entretenu avec son homologue togolais, Faure Gnassingbé, pour évoquer les contours de cette initiative diplomatique.
Côté américain, le 23 novembre serait avancé comme date possible d’une rencontre entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame à la Maison-Blanche, en vue de la signature d’un accord économique. Toutefois, la participation du président rwandais demeure incertaine, Kigali n’ayant pas encore confirmé sa présence à ce rendez-vous.
Pour l’heure, aucune avancée notable n’est enregistrée sur le terrain : ni le rétablissement de l’autorité de l’État dans les zones occupées, ni le retrait des troupes rwandaises n’ont été observés. Corneille Nangaa et ses hommes pourraient ainsi rester cantonnés dans les territoires qu’ils contrôlent, en attendant la suite des négociations.
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