13.9 C
New York
dimanche, mars 22, 2026

Qu’a-t-on réellement signé à Doha ? Quand Washington et Doha privilégient le business plutôt que la paix

L’accord-cadre paraphé hier à Doha, sous la médiation conjointe du Qatar et des États-Unis, suscite déjà de vifs débats parmi les observateurs de la région des Grands Lacs. Beaucoup s’interrogent sur la véritable substance d’un texte conclu dans un contexte où la situation sur le terrain n’a connu aucune avancée majeure vers la paix.

Selon plusieurs sources, les deux délégations auraient été poussées par la médiation à signer un « petit accord », principalement destiné à produire un effet d’annonce, tant au niveau national qu’international. Kinshasa, qui aurait dépêché tardivement son émissaire Sita Mambu à Doha, semble avoir participé à une démarche davantage diplomatique que pragmatique.

Derrière cette signature, certains voient surtout l’ombre des intérêts économiques. Le Qatar, très actif dans la région de Walikale, et les États-Unis, engagés dans des négociations autour d’un important deal minier, auraient privilégié une avancée symbolique pour ouvrir la voie à un accord d’intégration économique régionale attendu à Washington dans une dizaine de jours. Ce futur accord pourrait offrir un accès facilité aux investisseurs américains dans plusieurs carrés miniers stratégiques.

Pendant ce temps, les populations de l’Est du Congo, plongées depuis trois décennies dans la violence et l’instabilité, attendent toujours une véritable solution politique et sécuritaire. Une question demeure : si Washington et Doha n’ont pas réussi à rapprocher les deux parties, le Togo — prochain médiateur en ligne — pourra-t-il faire mieux ?

Affaire à suivre.

Articles connexes

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Restez connecté

303,002FansJ'aime
1,216SuiveursSuivre
0AbonnésS'abonner

Articles récents