Dans la classe politique congolaise, peu de voix osent critiquer ouvertement le controversé accord d’intégration économique régional entre la RDC et le Rwanda. Mais cette fois, l’ancien ministre et député national Jean-Claude Kibala rompt le silence. Dans une déclaration particulièrement virulente, il pointe les zones d’ombre et les dangers d’un texte qu’il juge “profondément problématique”.
Sur X (ancien Twitter), Kibala s’est montré sans détour :
« Si le président Tshisekedi affirme qu’il existe des conditions non négociables — comme le retrait des troupes rwandaises ou le respect strict de la souveraineté — alors ces exigences doivent apparaître clairement dans l’accord. Sinon :
– Ce ne sont pas des conditions, mais des distractions destinées à calmer l’opinion ;
– Ce n’est pas une stratégie, mais un manque total de transparence ;
– Ce n’est pas la défense des intérêts nationaux, mais une manœuvre politique à court terme. »
Selon lui, tout accord signé sans garanties écrites lie juridiquement l’État congolais, peu importe les déclarations politiques ultérieures. “On ne conditionne pas un texte après l’avoir signé”, martèle-t-il.
Kibala rappelle également que, sous la présidence de Félix Tshisekedi, la RDC a poursuivi ses échanges commerciaux avec le Rwanda malgré la reprise du conflit avec le M23 — un mouvement que Kinshasa accuse ouvertement d’être soutenu par Kigali — jusqu’à la chute de Goma.
Pour l’ancien ministre, l’opinion congolaise n’attend ni “gesticulations diplomatiques”, ni “mise en scène politique”, mais de la cohérence, du courage et une véritable ligne de souveraineté nationale.
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