À peine admise dans le cercle très fermé des membres du Conseil de sécurité de l’ONU, la République démocratique du Congo se retrouve déjà face à un dossier explosif : la crise vénézuélienne. Une affaire que de nombreux experts jugent contraire aux principes fondamentaux du droit international.
Kinshasa sera prochainement appelée à se prononcer. Un exercice d’équilibriste, tant les enjeux sont sensibles. La RDC peut-elle condamner les actions des États-Unis au Venezuela alors même que Washington vient de conclure un accord diplomatique majeur visant à faire reconnaître et condamner l’agression rwandaise contre le territoire congolais ? À l’inverse, un silence ou un soutien implicite à l’opération américaine ne risquerait-il pas de placer la diplomatie congolaise en porte-à-faux avec les principes qu’elle invoque elle-même au nom du droit international ?
Le dilemme est réel et la marge de manœuvre étroite. D’autant plus que plusieurs États ont déjà exprimé, sans détour, leur condamnation de cette opération décidée directement par le président américain Donald Trump.
Pour les diplomates congolais basés à New York, le dossier vénézuélien s’annonce ainsi comme l’un des premiers grands tests de crédibilité, de cohérence et d’indépendance de la RDC au sein du Conseil de sécurité.


