Le Championnat d’Afrique des Nations (CHAN), organisé depuis 2009 et réservé aux joueurs évoluant dans les championnats locaux africains, n’existe plus officiellement. La nouvelle a été annoncée lors d’une conférence de presse tenue ce samedi 17 janvier 2026 à Rabat (Maroc) par Dr Patrice Motsepe, président de la Confédération Africaine de Football (CAF).
Motsepe a expliqué que la CAF a décidé de supprimer définitivement le CHAN, car il représentait un « gouffre financier spectaculaire » et ne correspondait plus aux priorités économiques et sportives du football africain.
Il a déclaré :
> « Notre travail consiste à prendre des décisions qui sont dans l’intérêt du football africain… Le CHAN est un spectacle qui nous fait perdre de l’argent. Avec la Ligue des Nations africaines, il n’y aura plus besoin du CHAN. »
Cette suppression s’inscrit dans le cadre d’une réorganisation majeure du calendrier africain, qui comprend notamment, la mise en place d’une African Nations League— une nouvelle compétition annuelle impliquant toutes les équipes nationales africaines, visant à offrir davantage de matchs compétitifs et de revenus commerciaux et le maintien de la CAN (Coupe d’Afrique des Nations), désormais programmée tous les quatre ans à partir de 2028, dans le cadre d’une harmonisation avec le calendrier international.
Le CHAN a connu huit éditions depuis sa création en 2009, la dernière ayant été organisée du 2 au 30 août 2025 au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, où le Maroc a remporté le tournoi en battant Madagascar 3-2 en finale.
Cette annonce intervient alors que la CAF procède à une réorganisation profonde de son calendrier, avec un nouveau cycle quadriannuel pour la CAN, le lancement d’un championnat continental annuel (Ligue des Nations), et la suppression d’un tournoi historique qui valorisait les joueurs locaux.
Ces changements divisent les opinions au sein du milieu du football africain, certains saluant une modernisation, tandis que d’autres regrettent la disparition d’une compétition qui offrait une vitrine aux joueurs locaux. Des analyses récentes montrent des réactions contrastées, tant sur le plan sportif qu’administratif.
Kim Esaïe


