Le Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a exprimé sa vive indignation dans un communiqué ce lundi 19 janvier 2026, suite à la déportation forcée de civils, en particulier des membres de la communauté banyamulenge, à Uvira, dans la province du Sud-Kivu.
Selon les autorités de Kinshasa, ces populations ont été contraintes de quitter leur ville par les forces rwandaises et leurs alliés de l’AFC/M23. Cette action est perçue comme une manœuvre pour légitimer leur présence sur le territoire congolais. Le gouvernement congolais qualifie ces actes de « inacceptables » et souligne qu’ils représentent une grave violation des droits fondamentaux des personnes affectées.
Dans ce contexte délicat, le gouvernement a salué le courage et le sens des responsabilités de la communauté banyamulenge, qui refuse de servir d’alibi à l’agression rwandaise. Kinshasa appelle la population à demeurer calme et à faire preuve de retenue pour éviter une escalade des tensions.
Le gouvernement a également mis en garde contre les manipulations, la désinformation et les discours stigmatisants qui, selon lui, risquent d’alimenter des tensions et de servir les intérêts de l’ennemi. Une attention particulière doit être portée à la façon dont les informations sont relayées dans le contexte actuel.
Kinshasa réaffirme que la paix durable ne peut être atteinte par des solutions temporaires. Le gouvernement exige la cessation totale de la présence de l’armée rwandaise sur le sol congolais ainsi que la fin de son soutien au M23. La RDC reste déterminée à protéger les populations civiles, à défendre l’intégrité de son territoire et à maintenir l’ordre public.
Les événements à Uvira soulignent les défis complexes auxquels la RDC est confrontée, et la communauté internationale est appelée à assumer ses responsabilités pour aider à stabiliser cette région volatile.


