L’antenne de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) à Uvira a subi un vandalisme regrettable, attribué à des groupes armés, en particulier la coalition rwandaise et le M23-AFC, suite à leur retrait de la ville. Cette information a été rapportée par l’Agence congolaise de presse (ACP).
Dans un communiqué publié après l’incident, la Céni a condamné avec fermeté cette attaque, la qualifiant d’atteinte non seulement à ses installations, mais également au processus démocratique en cours dans le pays. L’institution a souligné : « Ces actes contredisent les discours qui présentent la rébellion comme une initiative destinée à améliorer la situation politique. S’en prendre à notre patrimoine fragilise la démocratie. »
Les conséquences de cet acte de vandalisme sont importantes et préoccupantes. Des portes et fenêtres ont été dévastées, et un pillage systématique a entraîné la perte significative de matériel électoral essentiel pour les élections à venir. Parmi les équipements disparus figurent des kits électoraux, des dispositifs d’identification et d’enrôlement, ainsi que du matériel informatique et des groupes électrogènes.
La Céni a exprimé de vives inquiétudes quant à ces pertes, qui risquent d’augmenter considérablement les coûts des élections imminentes. « La situation actuelle menace non seulement l’intégrité de nos opérations, mais aussi la confiance du public dans le processus électoral », a déclaré un responsable de la Céni.
Cet incident à Uvira s’inscrit dans un contexte de tensions sécuritaires croissantes dans la région. Les actes de violence liés au M23-AFC alimentent cette instabilité, mettant à mal la sécurité des installations électorales. D’autres bureaux de la Céni à Bukavu, Goma et Rutshuru ont également été victimes d’attaques similaires, soulignant la gravité de la situation.
Ces événements soulignent l’urgence d’un renforcement des mesures de sécurité et d’une vigilance accrue pour protéger le processus électoral en République démocratique du Congo. Dans un pays où la démocratie est déjà fragile, ces attaques viennent compromettre les efforts en cours pour garantir des élections libres et transparentes.
Christian Batufueni


