Deux jours après la publication du rapport de l’ONG Human Rights Watch faisant état des violations des droits de l’homme, pillages et tueries par les forces armées congolaises lors de la reprise de la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, les autorités congolaises ont pris la parole pour critiquer vigoureusement ce rapport, le qualifiant d’« analyse partielle et tronquée » qui sous-estime la responsabilité du Rwanda et de ses alliés du M23. Dans son communiqué daté du jeudi 22 janvier, le gouvernement congolais affirme que la crise à Uvira ne peut être dissociée du contexte de l’occupation illégale de la ville par les forces rwandaises (RDF) et le M23.
Kinshasa souligne la nécessité de ne pas mettre sur un même plan un État agressé et une force d’occupation. L’engagement de la RDC envers les mécanismes internationaux de protection des droits humains demeure intact, alors qu’elle prévoit de poursuivre ses actions diplomatiques pour faire reconnaître les violations et obtenir justice pour les victimes civiles. Cet épisode met en lumière les tensions géopolitiques complexes dans la région des Grands Lacs ainsi que la fragilité de la situation sécuritaire à Uvira.
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