Le débat sur une éventuelle révision constitutionnelle en République démocratique du Congo continue de susciter des prises de position tranchées. Cette fois, c’est Mardochée Nsele, président de la Ligue des jeunes de la FIDEC de Fifi Masuka, qui relance la discussion avec une proposition audacieuse.
À l’origine d’une pétition en faveur du changement de la Constitution, il évoque la nécessité d’un « mandat spécial » de 12 ans pour le président Félix Tshisekedi. Selon lui, il ne s’agit ni d’un troisième mandat ni d’un glissement du calendrier électoral, mais plutôt d’une démarche exceptionnelle qu’il qualifie de « mandat de paix ».
« Le président Félix n’aura pas un troisième mandat, pas de glissement, mais plutôt 12 ans de mandat de paix », a-t-il déclaré, insistant sur le caractère inédit de sa proposition.
Dans son argumentaire, Mardochée Nsele affirme que le chef de l’État est investi d’« une mission et non d’un mandat ». Il justifie cette position par le contexte sécuritaire préoccupant, les menaces de balkanisation et les limites qu’il attribue à la Constitution actuelle.
Pour lui, cette initiative s’inscrit dans une logique de continuité de l’État, de sauvegarde des institutions et de défense de la souveraineté nationale. Il oppose également cette vision à ce qu’il considère comme « des discours stériles » de l’opposition, tout en affirmant que Félix Tshisekedi œuvre pour la paix, la stabilité et l’avenir du pays.


